Mardi 31 janvier 2012
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Salut à vous visiteuses et visiteurs uniques , en déambulant l'autre jour, en compagnie de Marie dans les ruelles de l'intra
muros (Saint Malo historique)près de la porte Saint Vincent notre attention a été retenue par cette boutique qui manie ( involontairement espérons le) le goût du paradoxe.Il est possible que les
propriétaires des lieux soient d'anciens Vopos ou membres de la Stasi chargés de l'accueil des touristes occidentaux se présentant au Checkpoint Charlie,avides de découvrir le secteur Est de la
capitale Allemande...la chanson d'Edith Piaf,aux paroles inhabituelles et dont j'ignorais l'existence jusqu'à ce jour, mérite d'être écoutée attentivement car ses paroles me semblent coller
à la réalité politique actuelle.
Je viens d'achever la lecture du très bel ouvrage de Bernard Lebrun et Michel Lefebvre " Robert Capa, traces d'une légende " paru aux éditions de la Martinière,qui se
distingue par une riche iconograpie (ce qui est un minimum concernant un photographe...) et également par des textes extrèmement documentés explorant la vie et l'oeuvre du célèbre photographe. On
y découvre les tout débuts de Capa à Paris, alors inconnu, vivotant de piges incertaines, nomade désargenté déménageant d'un hôtel à l'autre, souvent à la cloche de bois.
Il s'installe, dès 1937 rue Froidevaux perpendiculaire au cimetière Montparnasse .C 'est ausssi l'époque du grand amour partagé avec Gerda Taro elle aussi
photographe ( qui trouva la mort accidentellement durant la guerre civile Espagnole la trace semblait perdue de son séjour en ces lieux jusqu'à ce que soit découverts les 4500
négatifs ramenés de la "valise Mexicaine" en 2007.Endre Erno Friedmann , alias Robert Capa, né à Budapest trouva la mort en Indochine en 1954, lui qui avait traversé tant de dangers en
en sortant indemme.
Dans les années trente l'Allemagne est à l'avant-garde dans le domaine photographique, les magazines rivalisent
d'originalité et la grande renommée de l'industrie d'optique engendre la fabrication d 'appareils de grande qualité, c'est d'ailleurs un Leica qu'utilisera Capa à ses débuts.Présent à Berlin
il suivra les cours de formation de la firme Agfa, leader dans son domaine.Esthétiquement l'expressionisme a façonné une nouvelle interprétation de l'image qu'on retrouve jusque dans les pages
de " Das Schwarze Korps" revue de la SS ou de 'Signal" revue de propagande sous l'occupation...
Petit miracle : en 1983, dans le fouillis du grenier de son domicile de la rue Froidevaux 154 négatifs sont
retrouvés recouvrant plusieurs époques : guerre d'Espagne, séjour en Chine durant l'offensive Japonais, cornaqué par Madame tchang Kaï-Tchek. C'est véritablement la guerre d'Espagne qui le
fera connaitre et certainement le fameux cliché montrant un milicien frappé à mort( Falling soldier )tombant le fusil à la main. La photo ,vue et revue cent fois est au
coeur d'une polémique :en 1975,le Sunday Times fait paraitre un article de Phillip Knightley qui, s'appuyant sur le témoignage du photographe Sud-Africain
Gallaher(présent en Espagne à la même époque ) laisse entendre qu'il était courant que faute de combats les officiers républicains organisent des réconstitutions...scandale ! le
frère de Capa, Cornell aidés par nombre de personnalités prit ardemment la défense de son frère.
Capa durant plusieurs séjours a particulièrement insisté sur les souffrances de la population civile,les dégats
provoqués par les bombardements et mis en vedette les membres des Brigades Internationales.Capa a aussi couvert divers évènements: le front populaire,le vote en
Sarre (en 1935) la Société des Nations.Petit détail incongru et cocasse: présent à Mexico en 1940, pour couvrir les élections présidentielles, il est présent lors de la
crémation du corps de Léon Trosky , un incident se produit, le cercueil s'ouvre et les cheveux et la barbichette du révolutionnaire prennent feu...
Toujours en première ligne il accompagnera la première vague d'assaut en Normandie et malheureusement
la maladresse d'un laborantin détuira presque tous les clichés pris au péril de sa vie.Dans la foulée il est présent sur les champs de bataille et
accompagne la 2ème DB de Leclerc qui fait son entrée dans Paris où il prend de mutiples photos des combattants, des redditions de soldats Allemands.De retour aux USA il s'essaie, en vain à la
photo de cinéma et s'envole pour l' URSS en compagnie de John Steinbeck , bien qu'ayant carte blanche une centaine de ses photos
seront censurées ( sur 4000 vues)En 1947, Israël
ayant déclaré son indépendance, la Légion Arabe intervient et Capa est témoin du siège de Jérusalem où selon son habitude il prend photo sur photo, ignorant le danger.Il utilise 700 pellicules et
une seule photo montrera les visage bouleversé d'un vieillard Palestinien...
Pour en revenir à ce chiffre pharamineux : 700 pellicules ( de 36 vues ?) il apparait évident qu'un profesionnel peut
effectuer facilement une sélection des meilleures prises alors que le photographe amateur, même doué sera fatalement handicapé par un budget plus limité.Au sommet de la gloire Capa trouvera la
mort en Indochine en sautant sur une mine, victime d'un destin qu'il avait jusqu'alors défié victorieusement et sa renommée prend alors une stature incontournable.
Si LE statut d'icone de Capa est incontestable on peut quand même s'interroger sur la grande injustice qui
a maintenu dans l'ombre les courageux et souvent inconscients photographes correspondants de guerre, Soviétiques, Allemands,Américains qui prenant des risques insensés ont rapporté des différents
fronts des clichés de grande valeur et qui n'ont connu et ne connaitront jamais la célébrité.Il en fallait du courage pour déclencher l'obturateur de leur appareil photo sous les tirs des
mitrailleuses les éclats d'obus ou l'avancée des chars ennemis.Aux yeux des combattabts de tous bords ces correspondants de guerre devaient souvent passer pour d'insouciants touristes
ne participant pas aux tueries et qui ,leurs photos prises regagneraient l'arrière où les attendaient filles et alcool. Il fallait donc à ces photographes de guerre prendre deux fois plus de
risques pour que le soldat de base les respecte et beaucoup d'entre eux périr pour avoir été téméraires outre mesure....
La semaine dernière sur W9 (avec hélas des coupures publicitaires )rediffusion du film "Le viager" qui se revoir
chaque fois avec autant de délectation et on ne peut que regretter que Tchernia n'ai pas continuer à tourner, obligé sur ses vieux jours de jouer les faire valoir " Magic
Tchernia" au bénéfice de l'inconsistant Arthur ( humoriste ? Ah ?....)
Récit désopilant , d'une ironie féroce :Martinet ( Michel Serrault)cinquantenaire naïf et paisible se présente chez
le Docteur Galipaud( Galabru) qui derechef ne lui donne que deux ans à vivre,comme il est propriétaire d'une maison dans une petite villlage inconnu située sur la côte d'Azur: Saint
Tropez, le médecin refile le tuyau à son frère Emile(Jean-Pierre Darras ) et lui conseille d'acheter la demeure en viager, placement sans risque...affaire conclue et la rente est indexée sur le
cours de l'aluminium.Malheureusement pour les spéculateurs Martinet, quasi mourant est dans une forme splendide, il aide son voisin à batir sa maison,il fait du tandem avec le facteur sur les
routes de montagnes, l'exapération est son plus haut niveau dans le clan Galipaud. Les années passent, nous voici en 1939, la guerre est déclarée les Galiaud dénonce Martinet aux autorités comme
étant un espion au service de l'Allemagne, mais comme entre temps l'ennemi occupe le territoire Français cette dénonciation lui vaut les égards du responsable local, ex Capitaine de corvette (
Yves Robert parfait dans le rôle ) les Galipaud toujours décidés à se débarrasser du rentier le dénonce à la Gestapo comme étant un agent Gaulliste, mais les Américains ayant débarqués le facteur
prend le maquis avec le courrier et à la libération la lettre scélérate est découverte et Martinet fêté comme un héros...plus tard Emille à bout de patinence, versant toujours la rente part dans
le midi afin de tuer Martinet mais finalement c'est lui qui périra noyé. La veuve d'Emile ( Rosy Varte époustoufalnte) et le Docteur Galipaud sabote l'intérieur de la maison du rentier mais ce
sont eux qui seront les victimes de leurs manigances;Le petit-fils petit truand de troisième zone prendra le relais mais victime de la malédiction périra dans un accident ce voiture. Et
finalement Martinet, bon pied, bon oeil, lutinant les infirmières, atteindra paisiblement les cent ans , persuadé que les Galipaud étaient ses bienfaiteurs...
PETITS PROPOS SANS IMPORTANCE
Cinéaste (placement immobilier) : le troisième home
Spationautes : ils chantent : alunissons !
Aventurier (sportif) : il marque au polo Crimes ( en Norvège) : c'est l'horreur boréale
Soldat inconnu: il était membre des alcooliques anonymes Poètes (Irlandais): les quatre roux mots tristes
Infirmières (chant rituel) : poussez, poussez l'escarre Paulette...
MERCI DE ME FAIRE PART DE VOS REMARQUES
Par la peinture a l'huile c'est bien difficile
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