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13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 16:37

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Salut à vous visiteuses et visiteurs uniques voici une des sublimes aquarelles crées par Turner, grand voyageur et maître de la lumière,précurseur des impressionnistes il a transfiguré Venise, la captant sous le soleil,perdue dans la brume,irréelle sous un coucher de soleil.Le premier séjour de l'artiste dans la sublissime cité remonte à 1819 alors qu'il était âgé de 44 ans, suivront trois autres visites et en examinant ses oeuvres on remarque une évolution spectaculaire dans sa technique.

Lors de son premier séjour il peint un splendide "San Giorgino morning" très structuré, aux lignes nettes et prononcées, de facture classique mais beaucoup plus tard durant son ultime passage la couleur l'emporte sur le tracé, les monuments sont fastueusement enveloppés dans un halo de couleur diffuse qui leur apporte une sorte d'aspect théatral, comme un décor de rêve.
Turner avait innové en employant des méthodes inhabituelles,par exemple  en travaillant sur papier humide, ce procédé par effet de dilution donne parfaitement ses contours imprécis qui dégagent cette impression d'irréalité. Très en avance sur son époque on peut trouver une équivalence entre ses oeuvres de la maturité et celles d'un artiste contemporain comme Zao Wou Ki qui lui aussi a poussé le raffinement des couleurs à son paroxysme.

Un très beau documentaire de Dominik Rimbault intitulé "Turner à Venise" et édité en DVD permet de se plonger dans l'univers féerique des oeuvres que l'artiste a réalisé au coeur de cette ville merveilleuse.

Article paru dans Ouest-France il y a quelques jours: " Abus sexuels:scandale en Angleterre" dévoilant des pratiques qui ont duré 16 ans dans la ville de Rotherham. 1 400 adolescentes, entre 1997 et 2013 ont subi des sévices sexuels, les prédateurs étaient des chauffeurs de taxi Paskitanais qui ont violé collectivement ces malheureuses victimes, certaines étant arrosées d'essence, battues et menacées de mort.D'autres ont été prostituéees dans différentes villes, fait aggravant un tiers de ces  pauvres gamines étaient des jeunes filles vulnérables placées en foyer.

L'inaction de la police et des services sociaux , pourtant avertis des évènements s'explique  car, dans le cadre de la repentance ad vitam éternam et " afin d'éviter des tensions raciales" les élus municipaux parfaitement au courant ont fermé les yeux , la police a même tenu pour responsables des sévices les mineures qui leur demandaient son aide, dans deux cas les policiers ont verbalisé des pères qui essayaient d'arracher leurs filles à cet enfer.

Imaginons un instant que les faits se soient déroulés au Pakistan, sublime démocratie où règne une tolérance religieuse admirable (belle contrée où une malheureuse fillette chrétienne handicapée mentale et illetrée accusée d'avoir brûlé un Coran ,alors que c'était l'imam du village le coupable, a été à deux doigts d'être condamnée à mort pour blasphème) Si des Européens avaient agi de même que les Pastikanais en Grande Bretagne la justice du pays les aurait jugé très rapidement et ils auraient été pendus haut et court...

Evidemment il s'agit là d'une transposition totalement inimaginable, cet horrible Occident si complaisant pourtant, coupable de tous les maux, passés,présents et à venir fait preuve quand même d'une grande mansuétude.

Agréables moments passés en compagnie de Fabrice Lucchini et de Gemma Aterton (sublime et sensuelle..) les deux personnages principaux du dernier film d'Anne Fontaine 'auteure entre autres de l'excellent :Chanel avant Chanel consulté au retour de la salle de projection le verdict des critiques est globalement satisfaisant: le Parisien et Voici décernent 5* le Monde, Ouest-France et le Journal du Dimanche accordent 4 * l'Express et Première 3 * et ô surprise !Télérama chantre de la bobotitude transcendentale condescend,la rage au coeur a attribuer une pauvre *

Contrairement aux films de Jean Renoir, David Lean (la fille de Ryan) Tym Fywell ou Chabrol il ne s'agit pas d'une nouvelle adaptation du roman de Flaubert mais plutôt d'un parcours parallèle dans cette comédie où on découvre des dialogues parfois savoureux, exemple, Martin Joubert (Lucchini en voix off): comme un tas de Parisiens aussi cons que moi j'espérais trouver ici équilibre et sérénité,c'est raté ! ou s'adressant à son fils ,cancre inculte et passionné de jeux vidéo après avoir écouter une réflexion inepte : je préférerais que tu te drogue plutôt que de t'entendre sortir de telles conneries!

Martin Joubert,après avoir travaillé durant de longues années à Paris, dans une maison d'édition est de retour dans son village natal depuis sept ans et oeuvre désormais comme boulanger, ayant pris la relève de son père. Son destin va être bouleversé par l'arrivée de proches voisins, des Anglais fuyant l'agitation Londonienne. il fait leur connaissance et lui, l'admirateur de Flaubert et de son chef d'oeuvre : Madame Bovary, découvre avec stupéfaction que la jolie Anglaise se prénomme Gemma, son patronyme étant Bovery ! de plus l'époux se prénomme Charles...

Convaincu qu'il va revivre un remake du tragique destin de son héroïne de prédilection il va s'ingénier à s'immiscer dans la vie de ce couple, persuadé que Gemma va revivre les tourments d'Emma. Il a faux sur toute la ligne, cette jeune Anglaise est une femme libre qui, malgré un parcours parfois hasardeux veut vivre la vie dont elle rêve.

Gemma est décoratrice d'intérieur et une scène du film nous la fait rencontrer une épouvantable snobinarde, Française mariée à un Anglais qui désire que la jeune femme décore son intérieur dans un style mi Japonais-mi Versace....
Gemma va revivre quelques épisodes du livre : le manoir du hobereau local (Niels Schneider), le rendez vous dans la cathédrale de Rouen mais les coïncidennces ne sont que fortuites et Martin Joubert va devoir en prendre son parti, la vie n'est pas obligatoirement un décalque d'une oeuvre littéraire.

Un avis paru dans les commentaires d'Allo Ciné m'a semblé très curieux: un cinéphile (qui n'a pas apprécié le film) assure que Licchini n'est pas plausible dans son rôle de boulanger ! comme quoi l'influence de films anciens peut ètre nocive, un boulanger authentique ne peut (forcément ! ) que ressembler à Raimu, rondouillard, le verbe haut : ah te voilà Pomponnette ! salope ! et ce pauvre Pompon qui se faisait un sang d'encre ! etc...etc...il y aussi le cas de Fernandel (le boulanger de Valorgues) les véritables boulangers ne peuvent qu'être méridionaux ! désolé mais le mien de boulanger est plutôt fluet et pourrait être prit pour un prof de maths (du moins ceux qui restent...)

Finalement je crois que c'est à Posy Simmonds ( auteure de l'album roman graphique base du film) qu'il appartient de donner son sentiment ( interview au Nouvel Observateur) : C'est très gai, je suis sûre que les spectateurs vont sortir de bonne humeur.C'est bien plus drôle que mes dessins !


PETITS PROPOS SANS IMPORTANCE

République : exangue ? plaire ?

DSK (chanteur populaire ) : Tout, tout ,vous saurez tout sur le zizi !

Basketteuse (anti-macho) : elle ne veut pas qu'on lui mette la main au panier

Fiancée (d'un électricien) : c'est l'Ohm de ma vie !

Cirque (embauche d'un équilibriste): surtout pas un déséquilibré !

MERCI DE ME FAIRE PART DE VOS REMARQUES


 



 

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Published by la peinture a l'huile c'est bien difficile
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