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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 23:00

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Salut à vous visiteuses et visiteurs uniques, ci-dessus une photo prise dans la cathédrale Saint Pierre et Saint Paul à Nantes.C'est dans le croisillon droit qu'on peut admirer l'une des plus belles productions de la Renaissance réalisée par Michel Colombe: le tombeau du Duc François II et de Marguerite de Foix son épouse,une commande d'Anne de Bretagne en hommage à ses parents. La délicatesse des sculptures en marbre blanc (suivant l'éclairage la teinte apparente de la pierre varie) ornant le tombeau est remarquable,le socle lui est en marbre noir.Cinq années ont été nécessaires pour achever ce splendide chef-d'oeuvre.


Il s'en est fallu de peu que la bétise( et c'est un mot bien faible...) humaine (à front de taureau disait Hugo) n'entraine la destruction de cet admirable ensemble puisque le Tribunal Révolutionnaire ordonna sa démolition,fort heureusement l'architecte de la ville passa outre et cacha les différents fragments chez des amis.

 

Il y quelques années les valeureux Talibans dynamitèrent une gigantesque statue de Boudhha affront inqualifiable au prophète ! mais il y eu des précédents: l'Empereur d'Orient Théodose qui institua le Christianisme religion officielle ordonna la destruction des temples,statues et livres païens.

 

En Perse, lors de la conquête arabe les troupes sous les ordres de Sa'd ibn abri Waqqas incendièrent la très riche bibliothèque Parthe de Ctésiphon constituée d'ouvrages en Araméen, d'après les historiens l'incendie se prolongea durant 6 semaines. Le commandant des troupes avait auparavant demandé des consignes à son supérieur Omar ibn al-khattâb qui lui répondit (concernant les manuscrits) :jette les à l'eau si leur contenu indique la bonne voie Dieu nous a donné une direction meilleure, s'ils indiquent la voie de l'égarement Dieu nous a prescrit de les jeter à l'eau .Et c'est ainsi que l'incomparable et irremplacable science  des Perses anciens  n'a pu parvenir jusqu'à nous!

 

Enfin un évènement positif en ces temps plutôt maussades : la sortie du dernier film de Woody Allen : Magic in the Moonlight ! Après avoir déçu avec ses précédents films (excepté le sublime "Blue  Jasmine"):Moonlight (décidément!) in Paris,Rome with Love, réalisations gentillettes qui tenaient plus du documentaire touristique que du film d'auteur voici que, tel un phénix renaissant de ses cendres, Woody retrouve l'inspiration et nous fait cadeau d'une comédie sentimentale (durée 1h 38) dont les  dialogues sont un pur régal, étincelants d'ironie, empreints d'un scepticisme ravageur,très Voltairien.

 

Nous voici plongé dans ce monde mondain et insouciant de la fin des années vingt,au rythme des orchestres de jazz Hot, en plein coeur de la côte d'Azur, invités dans ces luxueuses propriétés où les nantis savourent leur vie opulente peuplée de voitures de rêves, de bals fastueux avec, en coulisse, la discrète armée des domestiques zélés aux petits soins.

 

Stanley Crawford,(Colin Firth) Britannique arrogant se produit sur les scènes des music -Halls d'Europe et des USA sous le pseudonyme de Wei Ling Soo, magicien de très haut niveau, seuls de très rares amis connaissent sa véritable identité. Incroyant confirmé il prend plaisir à pourchasser les voyants, spirites de tout poil et de les ridiculiser en dévoilant les trucs qu'ils utilisent.

 

Son ami Howard Burkan ( Simon Mc Burney), magicien lui aussi (mais d'un moindre talent) l'invite à se rendre chez les Catedge, millionnaires tombés sous la coupe de la jeune (et ravissante) Sophie Baker (Emma Stone) accompagnée par sa mère qui la chaperonne, prétendant être une médium d'exception. Voilà du pain béni (si on peut dire...) pour notre matérialiste, morose et ronchon qui se réjouit d'avance de dévoiler rapidement  la supercherie et le voici débarquant dans les lieux se présentant comme étant Stanley Taplinger, homme d'affaires.

 

Sophie lui fera des révélations sur sa propre vie qui vont l'abasourdir et il ira même jusqu'à prier lorsque sa tante bien aimée Vanessa ( Eileen Atkins) sera victime d'un grave accident et qu'il se trouve dans la clinique où elle subit l'opération de la dernière chance. Elle s'en sortira et le doute va l'effleurer: est-ce dû à sa prière ?


Les chose ne vont pas se dérouler comme il pensait et lui l'agnostique, l'incrédule, va tomber,à son corps défendant, dans les filets de la belle visionnaire, victime du piège qui lui a été savamment tendu. Pessimiste confirmé,maussade et désabusé le voici transis d'amour devant.L'adorable Sophie .

 

Féru (après coup) de la lecture des critiques je m'aperçois que l'accueil est globalement très favorable. Décernent 5 * :Télérama (ô miracle!) Les fiches du cinéma, décernent 4 *:La Croix, La Voix du Nord,le Monde,l'Express et incroyable "Les Inrockuptibles" Faisannt le bilan on s'aperçoit que 76 % des opinions (de 3* à 4* et 5*) sont favorables. Seul le Canrd Enchainé nous gache le plaisir en classant Magic in the Moonlight en dernière catégorie "les films qu'on peut voir à la rigueur" par contre "Bande de filles" film racoleur et bien-pensant dans le style " l'immigration, une chance pour la France" recueille un hommage dithyrambique (un des 10 chefs d'oeuvre cinématographique du siècle ?)

 

Lecture achevée du livre autobiographique de Gérard Depardieu"çà c'est fait comme çà" écrit en collaboration avec Lionel Duroy et après avoir parcouru les dernières pages on en demeure sur le flanc.Certes certains aspects de son enfance et de ses origines plus que modestes étaient connus mais dans le cas présent on se trouve plongé dans l'univers glauque,blème et sordide de Dickens , des Bas Fonds de Maxime Gorki. Dédé le père rentre le plus souvent ivre à la maison ,la mère , Lilette passe d'un accouchement à une nouvelle grossesse, le troisième enfant, lui Gérard n'est pas désiré et Lilette lui confiera plus tard qu'elle a tenté en vain d'avorter en utilisant une aiguille à tricoter.


Déjà costaud et paraisssant plus que son âge, il traine dans les fêtes foraines où âgé de 14-15 ans, il se prostitue avec des homos avides de petits jeunes. Châteauroux abrite à l'époque une base aérienne de l'Otan (10 000 hommes) et c'est pour lui l'occasion de se livrer au trafic de cigarettes Américaines. Bien connu de la police et des gendarmes qui se montrent bienveillants à son égard et tentent de le ramener sur le droit chemin il est partant ,sans état d'âme pour accompagner un homme plus âgé, qui, dès qu'il apprend un décès dans une famille bourgeoise se rend, au cimetière,à la nuit tombée pour y ouvrir les cercueils et récupérer sur les cadavres, bagues ,bijoux, chaussures.

 

A plusieurs reprises il aidera sa mère a accoucher, il passe 3 semaines en taule pour un vol de voiture, mais c'est en quittant Châteauroux ,en partant pour Paris en compagnie du fils d'un médecin qui rêve de devenir acteur qu'il va trouver son salut. Ensuite tout s'enchaînera et grâce aussi à une chance insolente,lui le rustre inculte, gravira un à un les échelons de la gloire.

 

Cet ouvrage décrit sans pudeur aucune l' itinéraire incroyable d'un Rastignac doté d'un immense talent, mais parfois on se dit que le Gégé pousse un peu loin le bouchon en jouant les rebelles institutionnels, particulièrement dans le passage où il narre  l'achat peu après le tournage des Valseuses de la maison de Bougival (il venait de se marier avec Elisbeth,sa première épouse): une grande baraque dans cette banlieue bourgeoise de merde où Guillaume a trouvé plus tard la drogue et tout le reste...mais mon Gégé,faut être cohérent ! tu n'avais qu'à acheter dans une banlieue bien pourrie, à deux pas de cités à risques, tu aurais été dans ton élément...

 

Pour conclure ce livre nous livre tout dans les moindres détails mais on se dit que, quand même qu'entre Aurault sévère censeur et cet acteur immense et imprévisible, il n'y a pas photo!

 

 

PETITS PROPOS SANS IMPORTANCE


 

Gibiers (pris au piège) : le lièvre et la torture.

 

Sidérurgiste Allemand (chasseur): il y a loin de la krupp au lièvre.

 

Gide : c'était un homo textuel.

 

Homme préhistorique ( alcoolique) : c'était l'homme des tavernes.

 

Parfumeur (susceptible): il n'aime pas qu'on se paie sa fiole.

 

 

 

MERCI DE ME FAIRE PART DE VOS REMARQUES

 


 


 


 


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Published by la peinture a l'huile c'est bien difficile
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